fbpx Bien-être animal : une attente sociétale | Informations et initiatives Aller au contenu principal

Actualités

Bien-être animal : une attente sociétale

Bien-être animal : une attente sociétale

Mis à jour le 10/10/2019 à 10:15
Publié le 24/09/2019 à 00:00
bien être animal

 

Le regard que porte la société sur les animaux domestiques et sauvages concernant leur bien-être est en pleine évolution. La profession vétérinaire a conduit un travail pour analyser cette situation nouvelle* qui l’impacte déjà ou l’impactera dans les années à venir.

Le bien-être animal repose sur 6 libertés fondamentales 

Sujet de société qui a émergé au milieu des années 2000, le bien-être animal a fait l’objet d’une sensibilisation de la population française. Il s’agit aujourd’hui d’aller au-delà du seul concept des cinq libertés énoncées par le Farm Animal Welfare Council en 1992 (ne pas souffrir de faim/soif, de contrainte physique ; être indemne de douleurs/blessures/maladies ; avoir la liberté d’exprimer des comportements normaux ; être protégé de la peur et de la détresse). 
En 2012, à l’occasion d’ateliers « animal welfare » organisés par la DG Sanco, il a ainsi émergé une sixième liberté fondamentale : avoir une mort digne.

Protéger tous les animaux et favoriser leur bien-être

Conséquence de cette évolution, les débats autour de l’élevage et l’abattage des animaux se multiplient. 
Selon un Eurobaromètre, les deux tiers des Français considèrent qu’il est très important de protéger le bien-être des animaux d’élevage et 36 %, plutôt important.
Au niveau européen, 44 % de la population pense que le bien-être des animaux d’élevage devrait être mieux protégé (5 points de plus qu’il y a 10 ans). 
Si la législation française interdit la cruauté envers les animaux domestiques depuis 1963, leur reconnaît le statut d’être sensible depuis 1976 et les considère comme « êtres doués de sensibilité » depuis 2015, elle n’a pas intégré cette nouvelle dimension du bien mourir et d’élevage digne. 
Par ailleurs, les animaux sont toujours soumis au régime des biens corporels et certaines pratiques comme la corrida ou les abattages rituels sont parfaitement légales et ont toujours lieu. 

Les initiatives des industriels de l’agro-alimentaire pour le bien-être animal

Des initiatives individuelles émergent, notamment de la part des industriels de l’agro-alimentaire qui bannissent progressivement les œufs issus d’élevages en batterie de leurs rayons, mettent en place des certifications sur le bien-être animal, à l’instar du groupe Carrefour. 
A l’échelle européenne, les directives relatives au bien-être des animaux d’élevage se multiplient depuis les années 1980, notamment sous la pression des associations de protection animale. 
Les pouvoirs publics français s’y intéressent également. 

*Source : Livre Bleu publié dans le cadre du projet VetFuturs France
 

Photo @krista https://unsplash.com/@krista